La faïence et le verre en Egypte ancienne

La vraie faïence, appelée aussi majolique, est une céramique d'argile couverte d'un enduit à base d'oxyde de plomb ou d'étain. En Egypte ancienne, la faïence est constituée d'un noyau de sable de quartz très fin sur lequel on appliquait un enduit vitreux. Pour fabriquer le noyau, on faisait usage de sable finement broyé, contenant une forte proportion de quartz. On y ajoutait, comme fondant, du carbonate de sodium ou soude et peut-être aussi des cendres végétales très alcalines. Après avoir été chauffés à une température inférieure au point de fusion du mélange, les composants s'aggloméraient en une masse solide, grossièrement poreuse. En Egypte ancienne, la glaçure était constituée essentiellement des mêmes éléments. Toutefois, grâce au sable contenant de la chaux et à l'augmentation de la quantité de fondants, on atteignait un point de fusion moins élevé et, en ajoutant des oxydes métalliques en petite quantité, on obtenait de vives couleurs dans le mélange refroidi. La faïence d'Egypte fut réalisée dès l'époque pré dynastique. On s'en servit pour fabriquer les innombrables perles qu'on a retrouvées, ainsi que des petites baguettes creuses pour colliers. Du sable de quartz mêlé à environ 10 pour cent de chaux, à des oxydes métalliques et à quelque 20 pour cents de carbonate de sodium constituaient la matière première de ce que l'on appelle la fritte, un matériau bleu et vert produit par l'agglomération de ce mélange dans le four. Finement broyés, ces éléments étaient utilisés comme pigments, dont le plus connu est le bleu d'Egypte. Ils servirent également à la fabrication de pièces d'incrustation, de perles ou d'amulettes. La même association de matières dont l'échauffement produisait la fritte se liquéfiait à 1100 °C environ et produisait du verre. Depuis le milieu du 2e millénaire avant J.-C., on savait le fondre, aussi les pièces plus anciennes sont-elles probablement des importations d'Asie antérieure. Le verre d'Egypte était la plupart du temps teinté de couleurs vives, jamais clair, ni transparent, mais au contraire opaque. On s'en servait pour faire des vases, des pièces d'incrustation ou des objets de parure. Pour fabriquer des vases, on trempait habituellement un noyau de terre cuite, à forte proportion de sable, dans la masse de verre et on l'extrayait tout de suite après l'immersion ou après que le verre se soit refroidi. En Egypte ancienne, Pour fabriquer des statuettes pleines en verre, on pressait dans des moules de grosses boules de verre pâteux. Le verrier étirait de la masse de verre en pâte des fils de verre pour en fabriquer des perles. Grande était l'habileté du verrier égyptien à faire des objets multicolores. Il utilisait principalement pour cela des bandes ou des cylindres de verre de couleur, qu'il assemblait, roulait, réchauffait et retravaillait jusqu'à ce qu'il ait obtenu l'aspect souhaité. Il savait aussi décorer un objet en enduisant sa surface de verre ou en y versant le verre goutte à goutte.


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